Le 21 septembre 2014, à l’occasion de la journée mondiale contre la maladie d’Alzheimer, nous vous proposons de rencontrer des professionnels de l’Amapa qui tentent de rendre la vie des malades et de leur famille plus douce. Le point sur le rôle et les missions de l’Equipe Spécialisée Alzheimer (ESA) de l’Amapa de Sarreguemines.

L’ESA est en place depuis 2011 au sein du Services de soins infirmiers à domicile de l’Agence Amapa de Sarreguemines. Cette équipe spécialisée fonctionne avec deux postes et demi entre une assistante de soins gérontologiques et une ergothérapeute.

« Nous tournons sur 83 communes du Pays de Bitche, du Pays de Sarreguemines et de Sarralbe », indique Éliane Staehlé, infirmière coordinatrice.

Lorsque la maladie d’Alzheimer est diagnostiquée par le médecin, l’Amapa assure 15 séances, prescrites par le praticien, dispensées sur quatre mois environ.

« Notre travail est de maintenir ou de récupérer l’autonomie du malade à domicile en stimulant la mémoire et l’attention, via des activités autour de la vie quotidienne », témoigne Stéphanie Chrobok, ergothérapeute.

L’objectif : « Trouver des solutions pour maintenir les activités du malade ».

Cela passe par la réorganisation de la cuisine, en excluant le gaz, en simplifiant des recettes, en établissant des plannings de menus pour la semaine, en structurant le rangement de la maison, en supprimant les tapis, jugés trop dangereux, en installant un dispositif de téléassistance.

Réorganiser sa vie

Les patients de l’ESA de l’Amapa ont entre 70 et 80 ans en moyenne. La première visite a lieu avec Éliane Staehlé, en compagnie de la famille du malade.

« Souvent, le patient est étonné de nous voir. Car dans sa tête, il réalise encore toutes les tâches du quotidien », indique l’infirmière coordinatrice.

Le personnel de l’Amapa s’enquiert de savoir comment vit la personne atteinte d’Alzheimer, si une aide est déjà en place, quels sont ses besoins. Toujours en rassurant car la famille sait que la situation va se dégrader, mais elle ne sait pas à quel moment. Sans jamais prononcer le mot Alzheimer. Car la maladie reste un tabou et fait peur.

« Nous sommes un soutien, notamment pour les aidants afin qu’ils acceptent la situation. L’idéal est d’intervenir avant leur épuisement qui mène à l’hospitalisation ou au placement du conjoint ou parent. Du côté du patient, la majorité est dans le déni de la maladie », reconnaît Stéphanie Chrobok.

Si au départ, le contact est délicat, des liens finissent par se tisser entre professionnels et malades.

« Il arrive qu’on les accompagne en accueil de jour, une solution parfois difficile à accepter. Nous orientons aussi vers des aides à domicile. Le plus longtemps possible », conclut Éliane Staehlé.

Photo et Extrait de l’Article du Républicain Lorrain- Edition Moselle – Sarreguemines – Publié le 21/09/2014

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