Les services d’aide à domicile (SAAD) sont en grande difficulté dans notre pays.

Les causes sont multiples et varient selon les départements : sous-tarification par les Conseils départementaux, développement des interventions courtes non rentables, mais aussi difficulté d’embaucher, etc. Ce à quoi il faut ajouter des éparpillements de structures peu propices aux équilibres économiques.

Pourtant les besoins sont importants, tant du fait de l’augmentation du nombre de personnes dépendantes à domicile, âgées ou handicapées, des besoins des familles en garde d’enfants ou en entretien du domicile. Des emplois sont à pourvoir et ils ne sont pas délocalisables !

Or c’est en moyenne un SAAD par semaine qui est mis en redressement judiciaire et cela concerne même des structures importantes.

C’est ainsi qu’en Seine-Maritime 2 structures ADMR, qui comptent environ 1350 salariés au total, sont en redressement : la Fédération départementale et l’association ADAD, laquelle emploie les intervenants à domicile.

Début juillet, l’association Amapa, branche médico-sociale du groupe Doctegestio, a fait une offre de reprise partielle de la Fédération et une offre totale des 1350 emplois de l’ADAD, en maintenant la Convention collective unique de la Branche de l’aide, des soins et de l’accompagnement à domicile (CCU BAD).

L’Amapa fait cette offre en l’organisant dans le cadre de la modulation du temps de travail sur 3 ans que permet désormais la nouvelle loi Travail. Cette disposition est une bouffée d’oxygène dans ce secteur d’activités.

En effet les contraintes que connaît l’organisation quotidienne du travail sont extrêmement lourdes entre la disponibilité des salariés, les entrées et sorties des personnes accompagnées, etc. Et y apporter un peu de souplesse est un moyen de faciliter la vie de la structure.

Cette reprise et les conditions dans lesquelles l’association Amapa la propose est donc beaucoup plus favorable que le Plan de sauvegarde (?) de l’emploi (PSE) qui pourrait se mettre en œuvre en septembre avec 343 licenciements !

C’est aux différents acteurs de ce dossier de choisir la solution qui leur paraîtra la meilleure, les organisations syndicales (et notamment la CGT qui a signé ce PSE) mais aussi le Conseil départemental de Seine-Maritime.

Il apparaît clairement qu’on a ici la première démonstration que la loi Travail peut concrètement permettre de sauvegarder des emplois. Il s’agira de 343 emplois en Seine Maritime !

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